LA POLLUTION

LA POLLUTION

# Posté le vendredi 30 mai 2008 10:20

Modifié le dimanche 01 juin 2008 11:41

Introduction et sensibilisation à la pollution atmosphérique

Introduction et sensibilisation à la pollution atmosphérique
Sans êtres des spécialistes de la pollution de l'air, les habitants des zones urbaines, c'est à dire la majorité des habitants de notre pays, connaissent, parce qu'il les éprouvent, les effets de la pollution atmosphérique aussi bien à Paris que dans les grandes villes.
Mais ils savent aussi que le phénomène touche de grandes métropoles, comme Los Angeles, où la circulation doit s'aréter quand le taux de pollution aérien dépasse un certain seuil. C'est un sirène qui en avertie les conducteurs automobiles.
Comme à Athène où lumière, chaleur et conditions météorologiques créent le néfos, nuage de polluant stagnant au dessus de l'agglomération.
Dans nos villes française, l'indice de pollution reglementairement communiqué commence à nous etre familier.
Outre les scientifiques et les médecins, le citoyen des agglomérations connait bien les conséquences de cette pollution urbaine. Oui, astmes des allergies, rhino-pharyngites des enfants; bronchites et atteintes cardio-vasculaire des personnes agées; maux de têtes pour les plus sensible.
De nombreuses études médicales confirment la corélation pollution atmosphérique et dégradation de la santé, souvent liés à la circulation automobile.
L'homme de la rue sait aussi que la végétation est atteinte, feuilles des arbres, parcs et jardins souffrent des polluants émis par les activités humaines. De même que batiments et monuments historisque, avec un prix fort pour la collectivitée.
Les enquètes publiques montrent que l'importance accordée à la qualité de l'air croient d'années en années.

En 1967 le conseil de pollution de l'Europe donne une première définition de la pollution :
" Il y a pollution lorsque la présence d'une substance étrangère ou la variation importante de la proportion de ces constituants sont susceptibles de provoquer un effet nuisible, compte tenu des connaissances scientifiques du moment, ou de créer une gêne. "



Quels sont les différents types de pollutions en agglomération et quels effets exercent-ils sur les êtres vivants ?
Nous allons donc nous demander quels sont les différents types de pollutions, puis nous observerons ses origines et ses conséquences, et enfin nous étudierons les mesures prisent pour réduire la pollution.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 10:17

Modifié le dimanche 01 juin 2008 11:54

1- Types de pollutions

1- Types de pollutions
* Image : Smog à New York

# Posté le dimanche 01 juin 2008 10:51

Modifié le dimanche 01 juin 2008 11:25

a) La pollution à différentes échelles

a) La pollution à différentes échelles
Les pollutions planétaires affectent l'ensemble des équilibres planétaires, mais présentent parfois de fortes hétérogénéités zonales. Elles se manifestent sur des pas de temps longs (pluri annuel, décennal, séculaire...).
L'effet de serre et les aérosols font partis de ces pollutions planétaires. En effet, ce premier phénomène naturel est amplifié par les rejets de gaz carbonique, de méthane, ... De plus, la circulation automobile amplifie l'effet de serre.
L'atmosphère contient de toutes petites particules solides ou liquides en suspension, appelées aérosols. Ce sont des particules insédimentables car elles ne peuvent pas se déposer sur le sol sous l'effet de la gravitation. Leur taille varie de quelques nanomètres à presque 100 microns, soit l'épaisseur d'un cheveu. En moyenne, environ trois milliards de tonnes d'aérosols sont émis chaque année par une multiplicité de sources à la fois naturelles (cendres volcaniques, poussières désertiques, embruns marins) et humaines (fumées d'industrie, gaz d'échappement, poussières issues de feux agricoles), ce qui induit une très grande diversité de leurs propriétés. Dans la stratosphère, les aérosols, principalement d'origine volcanique, sont rares mais ils peuvent résider plusieurs années. Dans la basse troposphère, où ils sont en général beaucoup plus abondants, les aérosols séjournent quelques jours seulement, cette durée variant essentiellement selon les précipitations (CNES, 04/2006).

Les pollutions régionales sévissent dans un rayon compris entre 100 et 1000 kilomètres et exercent leurs effets sur des pas de temps mensuels à pluriannuels.
Premièrement, la pollution acide et les pluies acides sont dues d'une part à l'inclusion de gaz et d'aérosols lors de la formation de la gouttelette de brouillard à l'intérieur d'un nuage, et d'autre part à la captation d'aérosols et de gaz lorsque les gouttes de pluie tombent, il s'en suit une diminution du PH des précipitations. La combustion dans les centrales électriques thermiques, l'industrie (avec les émanations de l'industrie chimique) et les transports sont les principaux responsables de ce type de pollution.
La pollution photochimique est générée dans la troposphère sous l'effet du rayonnement solaire qui implique des réactions chimiques avec divers polluants primaires comme les oxydes d'azote, le monoxyde de carbone et les Composés Organiques Volatils non Méthaniques. Cette pollution se forme sous certaines conditions climatiques et météorologiques : en été avec une température supérieure à 25°C et sous l'effet du déplacement des masses d'air.

Les pollutions locales s'inscrivent dans des pas de temps assez courts (jour, semaine...) et sur des espaces réduits, depuis les milieux confinés jusqu'à l'échelle d'une agglomération.
L'origine du dioxyde de soufre (ou anhydride sulfureux) est liée à la présence de soufre, impureté qui est contenue dans presque tous les combustibles fossiles, notamment le fuel et le charbon ; leur combustion oxydant le soufre en oxyde de soufre.
Les principales sources de ce gaz sont les centrales thermiques, les centres de production de chauffage, et les grosses installations de combustion de l'industrie.
Les secteurs tertiaire et résidentiel (chauffage individuel ou collectif) constituent le deuxième type d'émetteur, alors que les transports ne représentent qu'une faible part des émissions totales, pour la plupart à cause du trafic diesel. Ainsi, les émissions de dioxyde de soufre sont surtout concentrées en période de chauffe hivernale avec le chauffage au fioul.
Il se transforme rapidement dans l'air en acide sulfurique, très hygroscopique (qui a tendance à absorber l'eau et à former des noyaux de condensation), qui conditionne la formation des smogs acides. L'anhydride sulfureux est aussi responsable des pluies acides, en provocant une acidification incessante du PH des précipitations dans l'ensemble des pays industrialisés. Ce qui engendre notamment un dépérissement à vaste échelle des forêts de conifères, et de l'acidification des eaux des lacs situés sur terrains cristallins.
Les oxydes d'azote sont constitués du monoxyde d'azote à 90-95 % environ et du dioxyde d'azote. Le monoxyde d'azote se forme par combinaison de l'azote et de l'oxygène de l'air lors de combustions à hautes températures. Il est ensuite rapidement oxydé en NO2 par d'autres polluants atmosphériques tels que l'O2 ou l'O3. Le dioxyde d'azote peut alors être considéré comme un polluant secondaire.
Le monoxyde de carbone est un gaz inodore et incolore qui représente le principal polluant de l'air et résulte de la combustion incomplète et rapide des combustibles et carburants. C'est pourquoi il est associé aux transports routiers (à l'essence notamment), aux procédés industriels à combustion en général. Ce polluant est un bon indicateur des conditions de trafic et de l'évolution de la part des véhicules diesel et essence dans la structure du parc automobile. A forte dose, il agit sur l'hémoglobine qui ne fixe plus l'oxygène et peut engendrer des lésions du système nerveux et des troubles cardio-vasculaires.
On appelle composé organique volatil tout composé organique qui, une fois libéré dans l'atmosphère, peut y demeurer pendant un temps suffisamment long pour participer à des réactions photochimiques. Bien qu'il n'y ait pas de démarcation nette entre les composés volatils et non volatils, les composés qui s'évaporent rapidement aux températures ambiantes constituent la part principale des composés organiques volatil.
En milieu urbain, les COV émis proviennent des gaz d'échappement des véhicules, de l'évaporation des carburants automobiles mais aussi des combustibles liquides (gaz naturel, carburants industriels et activités industrielles variées : usages de solvants...)
Les métaux lourds sont nombreux et l'on retrouve comme éléments majeurs : le plomb, le fer, l'aluminium, le zinc et le magnésium. Ils sont issus majoritairement des usines d'incinération de déchets et du trafic automobile.
Le plomb provient principalement de la combustion des additifs au plomb contenu dans l'essence. Incorporé de façon systématique à l'essence en raison de ses propriétés antidétonantes, il constitue à lui seul 80% des 1 000 tonnes qui sont rejetées, chaque année, dans l'atmosphère. Heureusement, sa teneur dans les carburants a été progressivement réduite, jusqu'à son interdiction définitive le 1er janvier 2000. Résultat : en dehors de quelques agglomérations industrielles comme Dunkerque, plus aucune ville ne connaît de taux important de plomb dans l'air.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 10:53

Modifié le dimanche 01 juin 2008 11:54

b) Les différentes zones pollués

b) Les différentes zones pollués
* La pollution de l'air est provoquée par des polluants dits atmosphériques. Elle est plus délicate à réglementer dans un cadre local ou national que beaucoup d'autres formes de pollutions (de même pour les pollutions marines). Des conventions mondiales concernent les polluants destructeurs de la couche d'ozone ou les gaz à effet de serre, tous capables de modifier le fonctionnement planétaire du monde vivant.
* La pollution du sol peut être diffuse ou locale, d'origine industrielle, agricole (suite à l'utilisation massive d'engrais ou de pesticides qui s'infiltrent dans les sols). Ces pollutions agricoles peuvent avoir plusieurs impacts sur la santé humaine, en touchant des nappes phréatiques d'une part et en contaminant les cultures poussant sur ces sols d'autre part.
* La pollution de l'eau peut avoir diverses origines parmi lesquelles :
- les exploitations agricoles industrielles : qui rejettent divers produits présents dans les engrais (comme des nitrates) ou les produits phytosanitaires peuvent polluer les nappes phréatiques et entraîner la fermeture de points de captages d'eau potable si leur présence est trop importante.
- l'industrie : dont ses sous-produits sont une des sources de pollution de l'eau parmi les plus importantes. Il s'agit essentiellement de produits chimiques et d'hydrocarbures (dégazage).
- les eaux usées : qui si elles ne sont pas traitées correctement peuvent être une source de pollution de l'eau. Dans des pays développés comme en France, des législations ont été mises en place obligeant à un traitement des eaux usées, ce type de pollution devient donc de moins en moins important

# Posté le dimanche 01 juin 2008 10:55

Modifié le dimanche 01 juin 2008 12:11